Les services de garde jouent plusieurs rôles dans la société québécoise. Ils permettent à la fois l'égalité des chances, en favorisant l'accès au travail pour les femmes, et le développement des enfants, en favorisant la socialisation en bas âge. Les études, rapports et opinions sur le sujet sont nombreux. En voici quelques-uns.

Dans le rapport du Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec (rapport Ménard), intitulé Savoir pour pouvoir : Entreprendre un chantier national pour la persévérance scolaire, on peut lire en page 19 :

« Le réseau des services de garde éducatifs à l’enfance, par sa qualité et son envergure, représente un atout important pour le Québec en matière de persévérance scolaire. […] Le Québec peut donc s’attendre à tirer, au cours des prochaines années, des bénéfices importants de son investissement dans le réseau des services de garde. »


Luc Godbout et Suzie St-Cerny, dans leur récent ouvrage intitulé Le Québec, un paradis pour les familles?, exposent quant à eux l'importance des services de garde sur la situation des femmes en emploi.

« On ne peut donc passer sous silence les retombées positives sur le marché du travail de la généralisation des services de garde à contribution réduite. On note particulièrement une hausse du taux d'emploi des femmes de 25 à 44 ans. Ces femmes, les plus nombreuses à avoir de jeunes enfants, ont vu leur taux d'emploi passer de 70,3 % en 1998 à 79,3 % en 2007. Une hausse de 9 % en moins de 10 ans, c'est considérable. D'autant plus que cette hausse est plus de deux fois supérieure à l'augmentation du taux d'emploi des femmes ontariennes du même groupe d'âge. Résultat : pour la première fois, le taux d'emploi des Québécoises entre 25 et 44 ans dépasse le taux des Ontariennes.

« Toujours à l'égard du taux d'emploi des Québécoises entre
25 et 44 ans, [on apprend] qu'en 2007 il était supérieur à ceux de tous les pays du G7 et qu'il dépassait même celui de la Finlande. »
(pages 214, 215)

« La généralisation des services de garde a contribué, ce faisant, à favoriser l'emploi et à faire reculer la pauvreté des familles avec enfants. » (page 216)